Et bien moi,
je refuse.
Je pratique et je prône l'hédonisme mondain, il
m'épargne les euphories grotesques du premier baiser, du premier coup de fil, écouter douze fois un simple message, prendre un café, un verre : les
souvenirs d'enfance, les amis communs, les
vacances sur la côte, puis un dîner : les
auteurs préférés, le mal de
vivre, pourquoi sortir tous les
soirs, la première
nuit, suivie de beaucoup d'
autres, ne plus rien avoir à se
dire, baiser pour combler les blancs, ne même plus avoir envie de
baiser, se
détacher, rester
ensemble quand même,
s'engueuler, se
réconcilier tout en sachant que c'est
mort au fond,
aller baiser ailleurs, et puis plus rien.
Souffrir..Je n'en peux plus. Nous ne sommes plus vivants, c'est une leurre.
Nous nous sommes embourbés dans la nuit, et la coke.
[...] Nous nous jouons la comédie dela vie, mais nous sommes plus morts que vifs. Des cadavres animés.
Je m'essoufle... Mon désir de poursuivre est syncopé.
Je n'en peux plus...
Je me tape un trait.Avec le temps... Avecle temps va, tout s'en va...On oublie le visage etl'on
oublie la voix,
Le
coeur quand ça bat plus,
c'est pas la peine d'aller chercher plus
loin.
Faut
laisser faire et c'est très bien...
Avec le temps...avecle temps va, tout s'en va...
L'autre qu'on adorait, qu'on
chercher sous la pluie,
L'autre qu'on devinait au détour d'
un regardEntre
les mots, entre les lignes et sous le fard
D'un serment maquillé qui s'en va faire sa nuit...
Avec le temps...
Tout s'évanouit...